Séance du 24 avril : Usages de l’IAG dans le champ de l’enseignement supérieur
9h30-10h45 > ANNE SOPHIE COLLARD – Pr. en Sciences de l’Information et de la Communication. CRIDS
(Centre de Recherche Information, Droit et Société), Université de Namur.
Quel avenir pour les projets de recherche des étudiants avec l’IA générative ?
Cette communication prend forme dans le contexte de l’enseignement supérieur belge. L’intelligence artificielle (IA) générative s’est rapidement intégrée dans les pratiques des étudiants, en particulier lorsqu’il s’agit de réaliser un travail évalué. La première réponse des enseignants de l’Université de Namur a été de vouloir définir un cadre en précisant les usages permis ou non, tout en se voulant à l’avant-garde des innovations. Les contours de ce qui est acceptable ne sont pas évidents à cerner et l’adaptation des consignes face aux évolutions semble être sans fin. Comment dès lors repenser l’enseignement, les consignes des travaux et les compétences à acquérir ? Cette question est au cœur de notre réflexion, croisant le positionnement institutionnel, les préoccupations des enseignants et les usages imaginés par les étudiants pour apprendre la démarche scientifique avec l’IA générative.
11h-12h15 > CEDRIC FLÜCKIGER – Professeur en Sciences de l’Éducation et de la Formation, CIREL
(Centre Interuniversitaire de Recherche en Éducation de Lille), Université de Lille.
Écrire, savoir, déléguer ? Reconfigurations de la littératie universitaire à l’ère de l’IA générative
L’essor des systèmes d’IA générative transforme les pratiques ordinaires d’écriture et de lecture dans l’enseignement supérieur. Nous discuterons de comment les systèmes d’IA génératives reconfigurent les normes implicites de la littératie universitaire : autonomie, fiabilité, légitimité et posture d’auteur. Dans une perspective de littératie universitaire, il s’agit de comprendre les formes de délégation, de négociation et de justification que développent les étudiants. L’ IAG apparaît ainsi moins comme une rupture externe que comme un révélateur des dimensions épistémiques et normatives qui structurent les pratiques d’écriture académique.
